top of page

Le paradoxe du masque réaliste : douceur et malaise

12 sept.
2 min de lecture


Une habituée de l'atelier, spécialiste du trompe-l'œil

Christine n'est pas une inconnue pour nous : elle avait déjà participé, en 2025, à un stage marionnette, où elle avait fabriqué sa toute première marionnette articulée, un hybride mi-humain mi-robot baptisé Robbie. Cette fois, elle revenait pour un tout autre projet : les masques. Spécialiste du trompe-l'œil, travailler le papier fait déjà partie de son quotidien artistique — mais elle voulait apprendre une nouvelle façon de l'utiliser, et surtout découvrir une matière qu'elle n'avait jamais travaillée : le liège. C'est pourquoi elle a choisi notre stage de fabrication complète de masque, papier et liège.


Élève qui sculpte la terre lors du stage de fabrication de masque pour le théâtre

Une mamie toute en douceur, imaginée depuis la terre

Pour ce projet, Christine a choisi de créer une version d'elle-même plus âgée : une mamie toute douce, qui adore faire des gâteaux pour ses petits-enfants. Peu importe la matière utilisée pour fabriquer le masque, on commence toujours de la même façon à l'atelier : par la sculpture en terre. C'est ainsi que ses doigts ont peu à peu fait émerger les traits de ce visage doux et bienveillant.


Du papier au liège, un nouveau défi technique

Une fois la sculpture terminée, place au moulage en plâtre, puis en silicone, avant de finalement pouvoir passer au papiétage et au travail du liège. Le stage s'est déroulé à l'image de Christine : tout en douceur et dans la bonne humeur. Sans challenge technique majeur — elle était là pour apprendre, et elle a pu apprendre de nouvelles techniques avec beaucoup d'aisance.


Quand l'hyperréalisme trouble... même la douceur

Seul petit hic : Christine voulait que son personnage soit tout en chaleur et en tendresse — mais sa mamie, elle, fait un peu peur ! C'est tout l'enjeu des masques ultra-réalistes : plus on s'approche du réel, plus on peut troubler le regard du spectateur, voire créer un certain inconfort. Un paradoxe qui fait partie du travail du masque, et qui n'enlève rien à la réussite technique du projet : Christine repart avec de nouvelles compétences qu'elle pourra désormais appliquer à son propre art. On a hâte de découvrir ses prochaines créations.


« Un premier stage marionnette d'une semaine en 2025, et une furieuse envie de revenir. Ce fut chose faite cet été, pour deux semaines autour du masque. Un seul regret : ne pas avoir de justification pour remettre ça l'année prochaine ! J'ai énormément appris techniquement, et en plus en délicieuse compagnie. J'ai gagné des compétences, conquis de nouveaux clients, et j'espère rester longtemps en contact avec Patricia et Stela ! » Christine Röhlich



Commentaires


bottom of page