Le match retour : Mona et sa nouvelle création de masque en liège
- Stela Godoy
- il y a 15 heures
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Après avoir fabriqué un premier "masque masqué" inspiré de l'univers coloré et théâtral du catch mexicain, Mona est revenue à l'atelier pour sculpter... son adversaire juré ! Dans l'arène d'Azur et les Aéroplanes, le combat s'est joué cette fois-ci avec un matériau noble, exigeant et technique : le liège.
Témoigner de l’évolution : quand la main s'affranchit du doute
Dès les premiers instants face au bloc d'argile, la magie de la transmission a sauté aux yeux. Quel bonheur de voir l'évolution d'une élève ! Là où le premier stage était une découverte, ce second opus a été celui de la maîtrise. Les gestes de Mona étaient plus sûrs, les contours plus lisses, les formes plus tendues et dynamiques.
Mona a affronté avec brio le défi suprême de la création de masque : sculpter le regard.
Au théâtre, le regard du masque est le pont suspendu entre le comédien et le public. C'est par cette ouverture que l'âme du personnage traverse la scène. Un millimètre de biais, et l'expression change, l'intention s'efface. Mona a su capturer cette étincelle de vie avec une précision remarquable.
Le liège : la technique au service du caractère
Fabriquer un masque en liège demande une attention de chaque seconde, bien plus exigeante que le travail du papier. Il faut écouter la matière, respecter son grain, ne pas la forcer. Mona y a mis toute sa patience et son sens du détail. Elle est même allée jusqu'à parer sa créature d'un piercing, ancrant ce personnage de perdant magnifique dans une modernité brute.
Car oui, dans l'histoire de ce ring imaginaire, ce deuxième personnage est destiné à perdre le combat... Mais dans les coulisses de l'atelier, c'est Mona qui remporte haut la main le prix de la virtuosité !







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