Défi marionnette : du dessin à la réalité
- Stela Godoy
- 15 avr.
- 2 min de lecture
Tout a commencé par un dessin, le portrait d’une petite fille vue de dos. Lionel est arrivé à l’atelier avec cette image en tête : deux petits chignons, une silhouette décidée, mais un visage encore inconnu qu’il lui restait à sculpter.
Pour Lionel, la fabrication d'une marionnette était une page blanche. Sans aucune technique préalable, il s’est jeté dans la fabrication avec la curiosité de celui qui découvre un nouveau terrain de jeu. Guidé par l’expertise de Patricia, notre directrice artistique, il a appris que la mousse permet toutes les audaces : on coupe, on colle, on teste, on recommence.
C’est cette liberté d’expérimenter qui a permis à Lionel de laisser son imagination parler plus fort que la technique. Pas à pas, au fil des six jours de stage, cette petite fille au fort caractère a commencé à prendre forme sous ses doigts.
Le défi de l’équilibre
En marionnette, la poésie rencontre souvent la physique de façon très concrète. Le challenge technique pour Lionel est apparu avec les fameux chignons. Une fois posés, ils étaient si denses que la tête de la petite fille basculait de tous les côtés, incapable de trouver son axe.
Pour que ce personnage à la forte personnalité puisse tenir tête au monde, il a fallu renforcer son cou. Ce geste technique, loin d'être une simple réparation, a donné à la marionnette sa stabilité et sa prestance.
Du dessin à la présence réelle
Le résultat est bluffant. Ce qui n’était qu'un trait de crayon sur un papier est devenu une marionnette bien réelle, dotée d'une présence incroyable. Avec ses énormes chignons et ses baskets stylées, elle semble prête à affronter la vie et à aider Lionel à raconter des histoires à ses élèves.
Lionel, de son côté, repart avec bien plus qu'une marionnette : il repart avec le savoir-faire nécessaire pour en fabriquer autant qu'il le voudra. La petite fille sans prénom a désormais un visage, et elle ne compte pas passer inaperçue.









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